CMU frontalier 2026 : cotisation (8 %), conditions et démarche URSSAF

Calculatrice et documents de revenus sur un bureau
Types de mutuelles

Le frontalier qui choisit le système français pour sa couverture santé est affilié à la Sécurité sociale via le dispositif dit « CMU des frontaliers ». Sa cotisation n’a rien d’un forfait : elle dépend directement de ses revenus. Comprendre son mode de calcul évite les mauvaises surprises et permet de comparer sereinement avec l’assurance suisse. Voici comment elle fonctionne en 2026.

Qui est concerné ?

Ce dispositif s’adresse au frontalier travaillant en Suisse qui a exercé son droit d’option en faveur du système français, plutôt que de la LAMal suisse. Il est alors couvert pour ses soins en France comme n’importe quel assuré du régime général, et cotise auprès de l’URSSAF, via le service dédié aux travailleurs frontaliers (CNTFS).

Le taux de 8 % et la base de calcul

La cotisation maladie du frontalier au régime français s’élève à 8 % en 2026. Mais ce taux ne s’applique pas au salaire : il porte sur le revenu fiscal de référence du foyer, celui de l’avant-dernière année (année N-2), diminué d’un abattement.

Cet abattement correspond à 25 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Concrètement, on retire d’abord l’abattement du revenu fiscal de référence, puis on applique 8 % au montant restant. Si le revenu fiscal de référence est inférieur à l’abattement, aucune cotisation n’est due.

Un exemple chiffré

Prenons un foyer dont le revenu fiscal de référence N-2 est de 50 000 €, avec un abattement d’environ 11 600 €. La base de cotisation est alors de 38 400 €, et la cotisation annuelle d’environ 3 070 €, soit près de 256 € par mois. Cet exemple est indicatif : le montant exact de l’abattement dépend du PASS de l’année et doit être vérifié.

On comprend l’enjeu de la comparaison : pour un foyer modeste, la CMU est souvent plus avantageuse que les primes forfaitaires de la LAMal ; pour un haut revenu, elle peut au contraire revenir plus cher.

La déclaration annuelle de revenus

Le frontalier affilié à la CMU doit chaque année déclarer ses revenus à l’URSSAF, généralement à l’automne, via son espace en ligne. C’est cette déclaration qui sert au recalcul de la cotisation. L’oublier expose à une régularisation, voire à une estimation d’office. Il faut donc surveiller les échéances communiquées par le CNTFS.

Ce que la cotisation couvre… et ne couvre pas

La cotisation CMU donne accès aux remboursements du régime général français : consultations, hospitalisation, médicaments, selon les taux habituels de la Sécurité sociale. Mais comme pour tout assuré, il reste un ticket modérateur, des dépassements d’honoraires et des postes peu remboursés comme l’optique et le dentaire.

C’est pourquoi une mutuelle complémentaire pour frontalier vient utilement compléter la couverture de base. Pour resituer ce dispositif dans l’ensemble des choix du frontalier, consultez notre guide complet de l’assurance santé du frontalier.

Sources : URSSAF / CNTFS, Service-Public.fr, CLEISS. Les montants sont donnés à titre indicatif et dépendent du PASS et de votre situation. Article informatif.