Avant tout appareillage, il faut mesurer l’audition. Mais entre le test gratuit proposé en magasin et le bilan médical réalisé par un ORL, la différence n’est pas qu’une question de prix : l’un ouvre droit au remboursement, l’autre non. Voici comment se déroule un bilan auditif en 2026, ce qu’il coûte et ce que prennent en charge la Sécurité sociale et la mutuelle.
Deux examens à ne pas confondre
Le test de dépistage chez l’audioprothésiste est généralement gratuit. Il s’agit d’une démarche commerciale : l’objectif est d’évaluer rapidement votre audition pour vous orienter. Ce test n’est pas un acte médical, il n’ouvre donc aucun droit à remboursement et ne permet pas, à lui seul, d’obtenir un appareil pris en charge.
Le bilan auditif chez un médecin ORL est, lui, un acte médical inscrit dans la nomenclature. Il associe une consultation et un audiogramme. C’est cet examen qui, le cas échéant, débouche sur l’ordonnance nécessaire au remboursement d’une aide auditive.
Le remboursement du bilan ORL
Chez un ORL de secteur 1, la base de remboursement de la consultation est de 30 €. L’Assurance maladie rembourse 70 % de cette base, soit 21 €. Le reste, 9 €, ainsi que les éventuels dépassements d’honoraires, sont pris en charge par la mutuelle selon votre contrat.
Chez un ORL de secteur 2, la base de remboursement descend à 23 €, remboursée également à 70 % (16,10 €). Les dépassements d’honoraires peuvent alors être plus élevés et reposent davantage sur le niveau de garantie de votre mutuelle. Avec un bon contrat, le reste à charge sur la consultation peut être nul.
Faut-il une ordonnance, et de qui ?
Pour un premier appareillage, la prescription doit en principe émaner d’un médecin ORL. C’est lui qui confirme l’indication médicale de l’appareil après l’audiogramme. Sans cette ordonnance, aucune prise en charge de l’aide auditive n’est possible.
Pour un renouvellement, la règle est plus souple : le médecin traitant peut le plus souvent rédiger la prescription, sans repasser systématiquement par l’ORL. Cette simplification facilite le suivi des personnes déjà équipées.
Le parcours après le bilan
Une fois l’ordonnance en main, vous choisissez un audioprothésiste qui réalise des mesures complémentaires, propose un devis normalisé et fait essayer les appareils. La période d’essai, d’au moins trente jours, est obligatoire avant tout achat définitif. C’est le moment de comparer un appareil de classe 1 sans reste à charge et un modèle de classe 2.
Quand consulter ?
Certains signes doivent alerter : faire répéter ses interlocuteurs, monter le son de la télévision, peiner à suivre une conversation dans le bruit, ressentir une fatigue après un échange. Un bilan permet de faire le point sans engagement. Un dépistage gratuit chez l’audioprothésiste peut être une première étape, mais le passage par le médecin reste indispensable pour toute prise en charge.
Pour comprendre l’ensemble du remboursement auditif, de la consultation à l’appareil, consultez notre guide complet de l’appareil auditif et de la mutuelle.
Sources : Assurance maladie (Ameli), Service-Public.fr — remboursement des consultations de spécialistes, Surdi Info. Article informatif, ne remplaçant pas une consultation médicale.




