Renouvellement d’appareil auditif : délai de 4 ans et remboursement 2026

Mains tenant deux appareils auditifs ancien et nouveau
Remboursements

Un appareil auditif s’use, et la technologie progresse. Au bout de quelques années, la question du renouvellement se pose. Bonne nouvelle : la prise en charge d’un nouvel appareil est possible, et elle peut à nouveau être sans reste à charge. Encore faut-il respecter le délai réglementaire et connaître les exceptions. Voici les règles applicables en 2026.

Le délai de quatre ans, règle de base

L’Assurance maladie ne prend en charge un nouvel appareil auditif qu’après un délai de quatre ans depuis le précédent. Ce délai se calcule par oreille et se fonde sur la date de facturation de l’ancien appareil, et non sur la date de la prescription. Concrètement, si votre appareil droit a été facturé en mars 2022, son renouvellement remboursé devient possible à partir de mars 2026.

Cette règle vaut pour chaque oreille indépendamment. Si vous avez été équipé des deux oreilles à des dates différentes, chacune suit son propre compteur de quatre ans.

2026, une vague de renouvellements

L’année 2026 a une particularité. La réforme 100 % Santé a été pleinement déployée en 2021, année où de très nombreuses personnes se sont équipées pour la première fois sans reste à charge. Quatre ans plus tard, ces appareils arrivent à échéance. Des centaines de milliers de personnes peuvent donc renouveler leur équipement, à nouveau dans le cadre du 100 % Santé audio, sans débourser un euro si elles choisissent un appareil de classe 1.

Le renouvellement anticipé : dans quels cas ?

Le délai de quatre ans n’est pas absolu. Un renouvellement anticipé est possible si l’audition se dégrade de façon significative, à condition que cette aggravation soit constatée et justifiée médicalement par le médecin prescripteur. Une perte auditive qui évolue, une pathologie nouvelle ou une inadaptation avérée de l’appareil peuvent ouvrir cette voie.

En revanche, la simple envie de changer pour un modèle plus récent ou plus discret ne suffit pas à déclencher une nouvelle prise en charge avant l’échéance. Dans ce cas, le coût resterait intégralement à votre charge, ou à celle de votre mutuelle si son contrat le prévoit.

Quelle prescription pour renouveler ?

Pour un premier appareillage, l’ordonnance d’un médecin ORL est en principe nécessaire. Pour un renouvellement, la règle est assouplie : le médecin traitant peut, dans la plupart des situations, établir la prescription. Cela simplifie la démarche pour les personnes déjà appareillées. Le détail du parcours figure dans notre guide sur le bilan auditif et le test d’audition.

Et si je perds ou casse mon appareil ?

La perte ou la casse avant le délai de quatre ans ne déclenche pas automatiquement un remboursement par la Sécurité sociale. C’est ici que la garantie de l’appareil et, le cas échéant, une assurance spécifique ou un forfait de votre mutuelle entrent en jeu. Les appareils sont couverts par une garantie constructeur de quatre ans, mais celle-ci ne couvre pas toujours la perte. Vérifiez ce point au moment de l’achat.

Pour bien anticiper le coût global sur la durée de vie de l’appareil, notamment les piles et l’entretien, et pour comprendre l’ensemble du remboursement, consultez notre guide complet de l’appareil auditif et de la mutuelle.

Sources : Assurance maladie (Ameli) — règles de renouvellement des aides auditives, DREES, Service-Public.fr. Article informatif, ne remplaçant pas l’avis du médecin prescripteur.